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Pérou - Lima


de Rocking Yan, 10-03-2009

From the East Coast to the West Coast : l'Amérique du Sud à la vitesse grand V


19/2/2009

Arrivé début d'aprèm à la gare routière de Florianópolis, après 14h de bus, j'enchaine direct avec un autre bus vers Laguna où je passerai le carnaval. En effet, plusieurs Brésiliens que j'ai rencontrés lors de mon voyage m'ont dit que c'était ici qu'on fêtait le meilleur carnaval du Sud du Brésil.

Une fois arrivé sur place, je passe un petit coup de fil pour voir s'il reste un lit à l'hostel International mais je dois attendre 2 heures avant d'y aller car la réception n'ouvre qu'à 18h. Parfait, ça me laisse le temps de checker mes mails.

Arrivé à l'hostel, quelle n'est pas ma surprise quand je constate que tout est vide et que je suis le seul voyageur! Moi qui pensais que pour le carnaval tout serait full. Le gars m'explique que de un, le carnaval ne commence que demain et que de deux, avec la crise économique il y a moins de monde que les autres années (où l’hostel était à chaque fois full). Je passe donc une soirée tranquille, à profiter de l'hostel pour moi tout seul :-)


20/2/2009


Après avoir un peu zoné à l'hostel le matin (pour lire un livre, faire ma lessive, etc.) je vais me balader dans la ville pour manger un bout, retirer du fric et pour continuer à rédiger mon blog.

Le soir, quand je rentre à l'hostel, je me pose sur la terrasse, je joue un peu de guitare avant que le premier arrivant débarque (ouf, je ne passerai pas le carnaval tout seul). Il s'agit de Fabio, un Brésilien super sympa, avec qui on se vide quelques bières en fumant un narguilé qu'il a apporté. Un peu plus tard dans la nuit, un autre Brésilien, qui s'appelle Fabio lui aussi (surnommé Fabio Loco), vient poser son sac à l'hostel et nous rejoint pour vider les Skol (bière locale) qu’il nous reste.

Vers 3h du mat, on se met en route à 3 vers les lieux des festivités. Ici à Laguna, c'est pas un carnaval comme à Rio avec une parade de danseurs de samba. C'est plutôt un carnaval de rue où il y a de la musique dans tout les sens, des bières et des caipirina en-veux-tu-en-voila, des gens qui dansent partout, des concerts sur la plage, des filles splendides (sans aucune hésitation les plus belles du continent), etc. Ce qui est assez comique aussi c'est que la musique dans la rue provient de voitures avec des installations sono de malaaaades (on se croirait au salon du tuning à Charleroi !). Ce qui a pour conséquence que tous les 10 m on change de musique, d'ambiance, etc. et dès qu'on accroche, on reste face au coffre de la voiture pour danser un peu, picoler et faire les cons.

Ce que j'adore aussi au carnaval de Laguna c'est que c'est plus relax que les carnavals monstres comme Rio ou Salvador. Ici y'a pas un seul touriste, que des brésiliens, du coup y'a aucune violence ni de vols. Et puis, comme partout au brésil, il y a quelques travestis/transsexuels dans la foule. L'alcool aidant, il est facile de commettre une erreur (Fabio a roulé une grosse pelle à un homme en pensant s'enrouler une gonzesse :-))

Au petit matin, je m'effondre sur la plage pour y voir le lever de soleil avant d'aller dormir. Toute bonne soirée...


21/2/2009


Je passe une après-midi tranquille sur la plage avec Fabio Loco. Puis, vers 18h, je me rends avec lui voir un Bloco traverser la ville. En gros c'est un bus avec un groupe qui joue sur le toit suivi par des milliers de gens qui chantent et dansent dans tous les sens. Assez sympa. On retourne ensuite chopper l'autre Fabio et Marcelo (nouvel arrivant) pour aller continuer la fiesta jusqu'aux petites heures ... Ce soir ci, on passera plus de temps sur la plage où il y a un grand concert (et toujours autant de caipirinas :-))


La rue remplie de monde et le bus du Bloco qui se fraye un chemin dans la foule


Fabio Loco, moi et Marcelo sur la plage où se passent les concerts


Des voitures comme ça y'en a tous les 10m, et je peux vous garantir que ça gueule :-)


22/2/2009


Deux autres nouveaux arrivants aujourd'hui : Gilberto et Juberto. Comme les autres jours, on part en ville pour faire la fête toute la nuit.  On passe de nouveau la soirée à déambuler sans but précis dans la rue et sur la plage à danser, à picoler, à faire les cons, etc. Mais vu qu'on commence à être un plus grand groupe, on commence à perdre les gens plus facilement. Toutes les heures environ on perd quelqu'un sans savoir où et pourquoi il a disparu. Vers 2h du matin avec Gilberto et Juberto on décide de passer par l'hostel pour voir si n'y retrouve pas l'un ou l'autre égaré. Effectivement, tout le monde est là et on reste encore un peu à discuter sur la terrasse avant d'aller dormir.



Fabio Loco découvre le narguilé


Dans la rue devant l'hostel, avant de sortir en ville


Installation sonore à l'arrière d'un pick-up. Les carolos peuvent aller se cacher


Quasi toutes les filles sont super mignonnes et portent ce petit short moulant.... mmmmh sexy !


23/2/2009


Au matin on décide d'aller visiter la vieille ville. Il y a de vieux bâtiments coloniaux vraiment splendides et des musées totalement inintéressants (mais on est rentrés dans le musée car 3 top-biches y rentraient ;-)).

Après avoir bouffé un truc, on va visiter le sommet de la colline pour profiter de la vue sur la ville. Malheureusement une grosse drache nous chasse de là et on retourne à l'hostel pour prendre l'apéro : quelques bières, le narguilé, la guitare ... bonne ambiance. Le soir, rebelote, on descend dans la rue pour faire la fête. Mais malheureusement, je perds assez vite le reste du contingent dans la foule. Je fais un tour de la ville mais pas moyen de les retrouver, je retourne donc à l'hostel pour les attendre ... et je m'endors dans le hamac. C'est dommage d'avoir perdu les autres pour le dernier soir de carnaval, mais bon, je me suis bien marré quand même.



La vieille ville de Laguna et ses maisons de l'époque coloniale


idem


Près de la statue, en haut de la colline


En train de faire les cons en rue


La rue principale, toujours bondée de monde sur des kiolomètres


Gilberto : Tapa no bum-bum


Non, j'ai pas trouvé mieux comme déguisement qu'une paire de lunettes de piscine :-)


Des skols bien fraiches par centaines ...


24/2/2009


Ce matin Fabio Loco vient me réveiller assez tôt pour prendre un bus vers Florianópolis ensemble. En effet tout le monde quitte Laguna aujourd'hui donc je pars avec Fabio pour aller voir les plages tant réputées de Floripa. Vu qu'il y a pas mal de plages dans le coin, on tape un peu au hasard et on se retrouve à Lagoa de Conceicao, petit village au bord d'une lagune. L'hostel est assez sympa et relax (même si on a bien galéré pour le trouver) mais malheureusement il fait gris et il pleut ...
Dès qu'il arrête de pleuvoir, on va se balader le long de la lagune, on va bouffer dans un resto assez chic avant de retourner à l'hostel pour passer la soirée à discuter avec les autres voyageurs.

Après ce carnaval de folie, mon foie demande un peu de répit et je décide de ne pas sortir ce soir. Fabio Loco lui par contre part avec deux israéliennes en boite. Vers 2-3h du matin, il revient complètement bourré dans la chambre en gueulant et en tapant sur le lit car il s'est pris un râteau. Un beau pétage de plombs :-)


La lagune de Lagoa de Conceicao sous les nuages


25/2/2009


Le matin j'accompagne Fabio chez le tatoueur du coin. Hier dans la journée il avait repéré un tatoo qui lui plaisait et il s'est décidé à le faire aujourd'hui. Perso je ne pourrais jamais décider de me faire tatouer le dos comme ça sur un coup de tête mais bon, il est assez grand pour savoir ce qu'il fait :-) Ensuite on se rend à la gare de bus où j'achète mon billet pour Iguazu pour demain avant d'aller au P12, qui est un club sur la plage où il y a des fêtes en journée. Le lieu est vraiment sympa : piscine, salon lounge sous les palmiers dans le sable, DJ, bar, etc... Le seul truc dommage c'est que la musique n'est pas trop à mon gout (hip hop brésilien) et que la moyenne d'âge est fort jeune. On reste donc pas très longtemps (mais longtemps assez pour laisser le temps à Fabio de se torcher complètement la gueule au stand Bacardi où ils distribuaient de l'alcool gratos).

A la base on devait aller se voir un match de foot au stade ce soir, mais Fabio est tellement HS qu'on rentre à l'hostel, où je passe la soirée avec les autres voyageurs avant d'aller sortir boire un verre. Petite soirée tranquille mais bien sympa quand même.



Fabio chez la tatoueuse


Au P12, le club lounge sur la plage...


26/2/2009


Alors qu'on était venus ici pour la plage, aujourd'hui c'est le 3e jour consécutif de pluie ... pas de bol. Mais on décide quand même d'aller jeter un coup d'œil à la plage. Effectivement, en s'imaginant la chose sous le soleil, ça doit être sympa ici. Mais pour le moment il pleut et la plage est déserte et on n’en profite pas trop.

Le temps de se bouffer un empanada, et je dois tout doucement me mettre en route vers la gare de bus. Après avoir fait mes adieux avec Fabio Loco, je prends mon bus vers Iguazu en fin d'aprèm. C'est reparti pour 14h de bus, youppie.



La plage du coin sous la pluie. On peut pas avoir du soleil tout le temps (même si j'avoue qu'on s'y habitue :-))


27/2/2009


Arrivé à Iguazu vers 8h du matin, je décide d'aller voir les chutes du coté Argentin en premier. Le temps de passer les douanes et de me trouver un hostel et je me mets en route pour la visite vers midi. Je commence par le sentier du haut, qui passe au-dessus des chutes, puis je passe par le sentier du bas. Waouw c'est impressionnant ces dizaines, ces centaines de chutes d'eau dans tous les sens. En plus la nature environnante est vraiment sympa. Je prends ensuite une petite barque pour aller sur une ile au milieu du fleuve d'où on a une bonne vue sur une autre grosse chute. Puis en fin de journée je me rends à la gorge du diable, la plus grande des chutes d'eau. C'est tout simplement hallucinant de voir la quantité d'eau qui se déverse à mes pieds! Il faut le voir pour le croire et y’a des fois on se sent vraiment petit face aux forces de la nature. J'aurais pu rester des heures à admirer ce spectacle mais malheureusement le parc ferme ses portes... En tout cas, j’ai adoré ces chutes d'Iguazu !

Le soir en rentrant à l'hostel je vais piquer une tête dans la piscine car il fait toujours une chaleur étouffante à cause de la forte humidité. Ca fait un bien fou! Dans la piscine je rencontre 3 Français assez sympas avec qui on va se manger une bonne parilla dans un resto du coin.



Une des chutes vue d'en haut


Une autre chute


En plus des chutes d'eau, le décor est vraiment sympa


Pour être original : encore des chutes d'eau ...


... faut avouer que y'en a pas mal dans le coin ...


... et certaines plus grosses que d'autres


Le ponton qui amène à la gorge du diable. Impressionnant de voir ce fleuve large comme un lac disparaitre tout à coup


Même si sur la photo on se rend pas forcément compte, la quantité d'eau qui se déverse ici est hallucinante !



28/2/2009


Aujourd'hui je me visite le coté brésilien des chutes. Au poste frontière je fais la connaissance de deux Allemands (Stefan et Olivier) avec qui je passerai la journée. Evidemment faut qu’un des deux gars soit de nouveau un collègue Accenture. C'est fou, jusqu'à présent j'ai rencontré plus d’Accenturiens que de Belges !!! Je vais finir par porter plainte pour harcèlement :-) 'fin soit, les deux gars sont sympas et on attaque la visite du coté brésilien lorsqu’on tombe sur une famille de coatis qui se promène bien à l'aise parmi les visiteurs. La vue des chutes était plus impressionnante du coté Argentin mais on ne s'en lasse pas de voir toute cette eau tomber de centaines de chutes sur des kilomètres.

L'après-midi on va visiter le barrage d'Itaipu, la plus grosse centrale hydroélectrique du monde. Même si c'est pas spécialement beau, faut avouer que c'est impressionnant de voir ce mur de béton, haut de 200m et large de plus d'1km. Ce barrage qui est posé exactement sur la frontière Paraguay-Brésil, produit 92% de l'électricité du Paraguay et 25% du Brésil !

Après être retournés en Argentine en taxi (on a loupé le dernier bus), on va se faire un petit resto de grillades, pas terrible du tout (ils n'ont quasiment que servi des triperies).


La vue du coté brésilien ...


Un coati


La gorge du diable et les nuages d'eau vu d'en bas


Autres cascades


Au barrage d'Itaipu : dire que y'a 20 tuyaux énormes comme qui amènent l'eau pour faire tourner de gigantesques turbines


A l'intérieur du barrage, une salle énorme


1/3/2009


Alors que mon idée initiale était de remonter un peu plus au nord dans le Pantanal brésilien (vaste zone inondée qui pullule d'animaux sauvages) je décide de changer les plans pour deux raisons : primo il me reste plus d'argent que prévu sur mon compte et deuxio je dois un peu me grouiller d'arriver au Pérou car Lio, un bon pote d’univ, vient me rejoindre pour deux semaines mi-mars. Je me fais donc plaisir: 5 jours sur l'ile de Pâques !!!

Mais avant ça, je passe quelques jours à Posada dans le nord ouest de l'argentine avant d'aller prendre mon avion à Buenos Aires.

Ce matin donc je prends mon bus vers Posada où je me pose dans un hostel super sympa. Je décide donc de passer la fin de l'aprèm à relaxer ici dans le hamac en tapant causette avec un des proprios (4 jeunes qui ont ouvert l'hostel) tout en se buvant quelques bières fraiches pour lutter contre la chaleur (car il fait vraiment douf ici)! Avec un peu de reggae pour accompagner le tout, et je passe un dimanche vraiment sympa.


2/3/2009


La région de Posada est connue pour ses ruines de missions jésuites. Une des deux plus belles se trouve à Trinidad, au Paraguay (qui se trouve juste de l'autre coté du fleuve). Avec deux Danois de mon hostel on passe donc le fleuve en bateau pour se rendre au Paraguay. Même si c'est juste à coté, la différence avec l'Argentine est énorme. Ici les gens sont bien plus pauvres, les maisons à moitié délabrées, les routes sont boueuses, il y a de la contrebande partout, etc. Le temps de faire le tour de la ville avec les deux Danois (qui ne veulent pas visiter les ruines) et je me rends seul à Trinidad.

Le bus me droppe au bord de la route et je marche jusqu'aux ruines. Les ruines d'habitations et d'églises sont en terre rouge, ce qui contraste fort avec le gazon vert. Vraiment sympa. En plus, pendant l'heure que je passe sur le site, je n'ai vu personne d'autre. C'est cool de pouvoir profiter d'un site classé au patrimoine de l'UNESCO tout seul et de vraiment pouvoir s'imprégner de l'ambiance du site.

J'attends un peu avant de choper un bus qui me redépose près du fleuve, où je reprends le bateau pour retourner en Argentine. Le soir, je passe une soirée tranquille à discuter dans la cour intérieure de l’hostel avec les danois et deux autres voyageuses qui sont arrivées aujourd'hui.



Arrivée du coté Paraguayien du fleuve : un bateau échoué


puis les rues de Encarnacion, avec plein de petits bazars qui font penser à l'Afrique


Les ruines jésuites de Trinidad


Les restes de sa splendide églie qui à résisté (tant bien que mal) à plusieurs tremblements de terre


Autre partie des ruines


De retour à l'hostel, avec les deux danois et deux autres voyageuses (et quelques Quilmes)


3/3/2009


Après m'être planté de bus, je finis par trouver le bon bus qui me dépose à San Ignacio, l'autre ruine jésuite importante dans le coin. Elle est un peu moins bien conservée que celle de hier, mais par contre il y a plein d'arbres ici ce qui lui donne aussi bcp de charme. Je passe donc une heure à me promener parmi les ruines avant de retourner à Posada pour faire mon sac et prendre un bus de nuit vers Buenos Aires. Cette fois ci je m'offre le luxe d'un bus cama (au lieu de semi-cama) et je dors presque bien. En plus dans le bus l'air conditionné fait un bien fou, car il fait mourant de chaud dans cette région. Même la nuit tombée, on sue à grosses goutes sans même bouger le petit doigt.



Les ruines de San Ignacio


Idem


Idem

4/3/2009


Le temps est vraiment mauvais à Buenos Aires. Mais j'ai juste le temps de prendre un bus pour l'aéroport donc ce n’est pas bien grave. Le premier vol Buenos Aires - Santiago se passe sans problèmes. En plus quand l'avion survolait la région de Mendoza j'ai eu la chance de revoir plusieurs lieux où je me trouvais fin décembre, mais vu d'au-dessus cette fois-ci.

A Santiago, j'ai une petite heure d'attente avant d'embarquer vers l'Ile de Pâques. A quelques minutes du décollage, alors que je suis déjà installé dans l’avion, une hôtesse vient me chercher et me demande de sortir de l'avion car je n’ai pas passé la douane ! Argh !! Moi je pensais que je passerais la douane à l'Ile de Pâques (qui fait partie du Chili) car le vol continue par la suite jusqu'à Tahiti. Je cours donc avec l'hôtesse jusqu'aux douaniers, je leur demande de faire un cachet express dans mon passeport, et je pique un sprint de malade pour retourner dans l'avion (j'ai rarement couru aussi vite dans ma vie et il m'a fallu 20min pour m'en remettre :-)

Une fois arrivé sur Rapa Nui (le nom indigène de l'Ile de Pâques) j'attends de récupérer mon sac à dos tout en essayant de négocier un hostel pas trop cher. Mais une fois que le tapis roulant s'arrête sans m'apporter mon sac, je me dis "et meeeerde…". Le gars de la compagnie qui a fait mon check in à Buenos Aires m'a dit que mon sac passerait automatiquement dans l'avion vers l'Ile de Pâques. Le con s'est trompé, j'aurais du récupérer mon sac à Santiago pour passer le contrôle de douane avec.

'fin bon, avec où sans sac, je viens de réaliser un vieux rêve : l'Ile de Pâques et ses statues mystiques. Le temps de me manger un petit truc, et je pars me balader le long de la cote dans la nuit, au clair de la lune, car je suis trop impatient de voir un de ces moais (nom des statues). Quel bonheur d'être ici, et quelle sensation bizarre de se retrouver en plein milieu du Pacifique, à 4000 km du continent le plus proche !!!



Nouvelle visite à l'Aconcagua, le roi des Andes, 3 mois après mon passage dans le coin. Mais vu d'en haut cette fois-ci :-)


5/3/2009


Le temps de changer de chambre le matin (la proprio gère son hostel comme un pied, j'ai du changer de chambre 3x en 5 jours) et je pars me faire une ballade pour la journée. Je pars de l'unique village de l'ile et je longe une grosse partie de la cote ouest de l'ile. Je rencontre plusieurs ahus (autels où sont posés les moais) et la vue depuis le haut des rochers sur la mer qui vient se fracasser un peu plus bas est splendide. Je croise aussi plein de chevaux (semi-) sauvages et des cavernes volcaniques. Vu que ma crème solaire est restée à Santiago, je me prends rapidement un gros zonneklach car le soleil tape fort...
Un peu plus loin, il y a un ahu avec 7 moais assez grands, vraiment sympa. Après 3h de marche je retourne tout doucement vers le village car j'ai bu toute l'eau que j'avais. Je m'arrête encore en chemin pour gravir une colline d'où j'ai un bon panorama sur l'ile, puis sur un cratère de volcan d'où ils extrayaient de la pierre rouge pour fabriquer les chapeaux des moais.

Le soir, quand je rentre à l'hostel, je fais connaissance avec d'autres voyageurs occupés à prendre l'apéro : il y a Claudia une chilienne super sympa, Kate une jeune australienne, Emilio un brésilien, Hans un belge (ça fait plaisir de voir un compatriote), Anna une japonaise, Betty une locale qui travaille ici et Jorge, un chilien qui travaille également ici. Bref un bon petit groupe. Je me joins à eux pour un long apéro avant d'aller manger un bout en ville (enfin, au village quoi, y'a même pas 5.000 habitants) vers minuit.
On se retrouve ensuite dans un petit café dansant mais vers 2-3h la soirée se termine alors on retourne à l'hostel armés de Pisco et de Rhum et on continue la fiesta jusqu'à 7h du matin à chanter en plain air autour de la guitare (impros, la Bamba, etc.).




Un ahu avec 5 moais


Coup de bol, je tombe sur une session photos avec modèle et photoraphe professionel. J'en profite pour "voler" un cliché


Une des cavernes (anciens conduits de lave)


Ahu avec 7 moais


6/3/2009


Aujourd'hui mon sac à dos devrait arriver de Santiago, je me lève donc vers 12h pour me rendre à l'aéroport. Effectivement il est là, ouf ! En attendant 1h un taxi (qui n'est jamais venu) je tape causette avec Maria, une guide touristique qui passait par hasard par là, avant qu'elle me raccompagne avec sa mobylette jusqu'à l'hostel. Là je fais connaissance avec 3 autres Belges qui venaient d'arriver (des flamouchs d'Anvers très sympas). Alors que j'ai vu maximum 3 belges en 4 mois, ici je double direct mon score. On part visiter le cratère du volcan Rano Kau ensemble. Le cratère est énorme et au fond il y a un lac avec des iles flottantes. En plus avec la vue sur la mer juste derrière, c'est joli comme tout. On continue ensuite jusqu'au bord de la falaise où se trouve Orongo, un petit village de maison de pierres qui était utilisé une fois par an pour des cérémonies. Un peu plus au large il y a deux petits ilots contre lesquels viennent se fracasser d'énormes vagues. Et pour le reste, la mer d’un bleu profond jusqu’à perte de vue.

On rentre jusqu'à l'hostel à pied, où on passera une soirée plus tranquille (faut avouer que hier on a un peu abusé).



Le splendide cratère de Rano Kau, avec des iles de végétation qui flottent dans le fond


Vue sur la mer qui s'étend à perte de vue depuis Orongo, avec quelques petroglyphes sur les rochers

7/3/2009


Au matin on part acheter du poisson au marché pour le bbq de ce soir. Ensuite avec Claudia, Emilio et Kate, on se rend en taxi jusqu'à la plage d'Anakena, de l'autre coté de l'ile. Cette plage est magnifique : palmiers, sable blanc, eau turquoise, quelques moais au bord de l'eau. Vraiment splendide. De temps en temps il y a une averse passagère mais la plus grosse partie de la journée on la passe sous le soleil, à l'ombre d'un cocotier, ou alors dans l'eau où on va régulièrement piquer une tête.

En fin d'après-midi on se met en tête de bouffer une noix de coco mais elles sont trop bien accrochées dans l'arbre. On a beau le secouer, taper avec des branches sur les noix, lancer des cailloux, pas moyen. Finalement, après m’être acharné une demi heure j’arrive à en faire tomber une (qui n'était pas encore mure, donc quasi rien à manger). Puis on se fait quelques petit jeux sur la plage (base ball, lancer de noix de coco, etc.) en attendant que le taxi vienne nous récupérer.

Le soir, un groupe de chiliens qui vient d’arriver à l’hostel aujourd’hui se joint à nous pour le bbq que Claudia nous prépare d'une main de chef. J'ai pas souvenir d'avoir mangé un poisson aussi bon que ca ces dernières années ! Lekker ! Evidemment c’est un poisson qui n’existe que par ici donc pas d’espoir d’en remanger de si tôt.

Ensuite on lance la murge avec plein de Pisco et de Rhum. En plus ce soir on est un bon gros groupe, donc toute bonne ambiance: on discute, on rigole, on chante, etc.


Plage d'Anakena ...


... et ses moais (ceux-ci ont encore leurs chapeaux)


Avec Claudia et Emilio on invoque le ciel pour que le soleil revienne. Anakenaaaaa


On l'aura eu finalement cette noix de coco !


Fiesta le soir


Autour du BBQ

8/3/2009


Dernière journée complète sur l'ile (je pars demain midi) et il y a encore plein de sites que je n’ai pas vus ! Je décide donc de me louer une motocross 250cc pour la journée histoire de pouvoir tout voir. Je commence la boucle par retourner à Anakena en traversant l'ile avant d’aller à un endroit considéré comme le nombril de la terre par les ancêtres locaux. Puis je longe toute la cote sud de l'ile. Un des premiers sites que je vois est Tongakiri, un ahu avec 15 moais debout (beaucoup de moais sur l’ile sont renversés donc c'est toujours impressionnant d'en voir des qui sont debout). Ce site ci est vraiment impressionnant car les moais sont relativement grands et la plupart sont bien conservés. Je continue ensuite jusqu'à Rano Raraku, l'endroit où étaient fabriqués les moais. Il s'agit d'un cratère de volcan sur les bords duquel les ancêtres venaient tailler la roche pour créer des moais. Sur les bords du volcan des centaines de moais trainent ci et là. Certains sont terminés et debout, d'autres sont encore en production et sont encore attachés au volcan, certains sont à moitié enterrés, etc. ... Il y a même un moai inachevé qui mesure 21m et pèse près de 50 tonnes (je sais pas comment ils comptaient le déplacer et le lever celui-là)! Du fait de ces nombreux moais partout, Rano Raraku est un des lieux les plus impressionnants de l'ile.

Je continue ensuite en longeant plusieurs ahus détruits (les moais sont renversés et ont la gueule en terre, tandis que l'autel de pierre sur lequel ils étaient posés s'est écroulé). Le long de la cote sud, il y a un fort courant et d'énormes vagues viennent se fracasser contre la falaise.

Une fois que j'ai fait tous les sites que je n’avais pas encore vus, je trace à moto vers Rano Kau, le volcan du deuxième jour, pour profiter une nouvelle fois de la vue. En plus pour ne rien gâcher, la route qui mène jusque là est une piste en terre et je peux enfin faire un peu de cross avec ma moto. Puis je décide de retourner à Tongakiri et à Rano Raraku, de l'autre coté de l'ile, pour profiter des lieux en toute solitude (il n'y a plus personne à cette heure-ci), pour pouvoir faire des photos avec une lumière plus chaude de fin de journée et pour pouvoir profiter encore une bonne fois de la moto.

Une demi-heure avant le coucher de soleil, je trace sur la cote Ouest, près du village, pour faire de splendides photos de moais au coucher de soleil. Apres avoir loupé le coucher de soleil les deux derniers jours, aujourd’hui je serai pilepoil à temps. Quel spectacle hallucinant !!

Le soir, je passe une soirée plus calme avec Claudia et Emilio avant que l’ambiance ne décolle. Au final on fera la fiesta jusqu'au petit matin, terminant la nuit en allant se boire un bon gros whisky devant les moais les plus proches.



Les palmiers près d'Anakena


La plage d'Anakena et qq palmiers


Des moais "tatoués" dans le dos


Une pierre déposée ici par les ancêtres pour marquer le centre de la terre (et quelques chevaux sauvages en prme)


Un moai qui fait la sieste près de ses 15 potes à Tongakiri


Les pentes du Rano Raraku, là où étaient fabriqués les moais


Avec des moais déjà terminés qui attendaient d'être transportés jusqu'à un ahu ...


... tandis que d'autres étaient encore en "construction"


Vous arrivez à voir le moai géant de 21m encore attaché à la montagne?


Celui ci attend probablement depuis un bon bout de temps


Tongakiri vu depuis le sommet du Rano Raraku


La plupart des ahus sont en fait détruits et les moais couchés par terre


Le pacifique et ses énormes vagues qui viennent se fracasser contre les rochers


Tongakiri, en fin de journée cette fois-ci. Comme tous les moais, il tire un peu la gueule :-)


idem


idem


Retour à Rano Raraku


idem


idem


Coucher de soleil avec vue sur les moais ...


... un moment vraiment magique


9/3/2009


J’ai à peine le temps de faire mon sac, de ramener la moto et de dire au revoir à tout le monde que je dois déjà me rendre à l'aéroport avec Emilio, qui lui aussi rentre aujourd'hui. Sans pouvoir m'expliquer pourquoi, l'hôtesse m'annonce que mon ticket a été upgradé et que je vole donc en Business Class. Cool !!! (à mon avis c'est pour s'excuser de cette histoire de sac-à-dos resté à Santiago).

Le vol se passe sans encombre. A Santiago je vais manger un bout avec Emilio avant de prendre mon vol vers Lima. Arrivé à Lima, je croise un autre gringo à l'aéroport et on partage le taxi jusqu'à Miraflores, le quartier où sont la plupart des hostels. Vu que comme d'hab’ j'ai rien réservé, je vais au même hostel que lui et on va encore se boire une bière dans le bar de l'hostel. En fait c'est un gars de 40 ans qui voyage depuis 20 ans et à qui il est déjà arrivé des histoires hallucinantes. Du coup avec mes 6 "malheureux" mois de voyages, je me sens tout petit :-)


10/3/2009

Après m’être levé tardivement, je vais un peu me promener dans le quartier pour trouver un cyber-café. En effet ça fait un petit bout de temps que j’ai plus écrit sur mon blog. Je passe donc tout l’aprèm à rédiger le texte que vous êtes en train de lire et à faire un backup de mes photos.
Le soir, je passe un peu de temps à l’hostel à consulter mes guides de voyage pour voir ce qu’il y a à visiter ici au Pérou et pour planifier les prochains jours. Le 16/3, je retrouve Lio ici à Lima donc je dois trouver de quoi m’occuper jusque là.
Résultat des courses : je vais me passer 5-6 jours dans le bassin amazonien, en pleine jungle. Bon, y’a plus qu’à trouver un billet d’avion (pas de route jusqu’à Iquitos, seulement avion ou bateau) et c’est pas gagné d’avance car le site web refuse ma carte visa. Bon ben, on trouvera bien un plan bis demain matin …


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